Natacha Paquignon
Chorégraphe
Interprète

Natacha

"La compagnie Kat'chaça est, depuis ses débuts, tournée vers l'autre, vers le monde. Chorégraphe de la compagnie depuis 2007 - la compagnie fonctionnait auparavant comme un collectif, j'ai développé une recherche qui prend sa source dans des pratiques variées. 

Le travail de l'énergie liée à la conscience du centre et des appuis dans le sol en est la base. Il vient d'une longue pratique du judo et, plus tard, du Qi Gong associé à l'apprentissage de la Médecine Traditionnelle Chinoise. Ce travail a mené à la création de deux pièces avec l'eau comme partenaire : l'aquarium et, pour les tout petits, baby ploof. Cette recherche sur l'eau est directement liée à ce travail sur les flux qui initient le mouvement. 

Le travail de la musicalité du mouvement, des sons produits par la danse, trouve sans doute son origine dans ma formation première de musicienne. 

L'ouverture à l'autre, le travail du lien, du contact avec l'autre, sont inhérents à la danse contemporaine. Ils se traduisent dans mon travail de plusieurs manières :

D'abord une envie d'aller au contact des publics, tous les publics, quels que soient leur origine sociale, culturelle, géographique. La compagnie développe depuis alors un travail où des non professionnels entrent dans une démarche de création et deviennent interprètes de pièces qui partent toujours de leur vie, de leur expérience. Elle s'engage en milieu scolaire depuis ses débuts. Cette relation au monde qui nous entoure est pour moi une source d'inspiration, et plusieurs pièces sont un reflet de cette société, un regard porté sur une parcelle de notre environnement. 

Aller vers l'autre, c'est aussi pour moi s'ouvrir à d'autres expériences, d'autres arts. Chaque création est l'occasion d'explorer un nouveau domaine. Depuis 2007 et la pièce l'aquarium, je développe un travail avec le musicien Pierrem Thinet. La maladie des plafonds évoque les conditions de vie dans une cité, Mermoz. Des illusions est un travail conjoint avec des neuroscientifiques. 

Enfin, bien sûr, le contact passe, au sens propre, par le toucher. Aller au contact de l'autre, c'est s'ouvrir à lui, lui offrir son poids c'est lui donner sa confiance. C'est aussi chercher à communiquer avec lui, trouver les gestes, les mots, qui créeront la relation.  

Les actions culturelles que je développe traversent ainsi également trois constantes de mon travail : l'énergie en lien avec le travail du centre, la communication et la relation par le contact."